
Capacitisme
Mieux comprendre l'inclusion pour les personnes avec un handicap
Le capacitisme, qu'est ce que c'est?
Le capacitisme réfère aux inégalités et aux discriminations touchant les personnes vivant avec un handicap (physique ou neurocognitif). Cela inclut les préjugés, les stéréotypes, les exclusions sociales, la maltraitance et les violences envers certaines personnes en raison de leur handicap. En contexte de loisir, le capacitisme peut créer des situations où certaines activités ne sont pas accessibles ou adaptées aux personnes handicapées. L'objectif, ici, est de reconnaître les manifestations du capacitisme et de promouvoir un environnement inclusif où tout le monde peut participer pleinement et bénéficier d’expériences de loisir positives.
Quelques chiffres
Les données clés liées aux personnes en situation de handicap au Québec :
27%
27% de la population de 15 ans et plus au Québec vit avec au moins une incapacité.¹
32,5%
des personnes de 15 ans et plus vivant avec un handicap avaient un revenu de 15 000$ et moins en 2016, comparativement à 22,3% du reste de la population.²
85,2%
des personnes avec incapacité ont participé à une activité physique de loisir au cours des 12 derniers mois.³
94,1%
des personnes sans incapacité ont participé à une activité physique de loisir au cours des 12 derniers mois.³
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Les régimes de compensations financières pour les personnes avec un handicap ne sont pas les mêmes si le handicap est de naissance ou suite à un accident ou à un crime contre la personne. Ce sont donc les raisons du handicap qui déterminent le soutien financier et non le type de handicap, ce qui désavantage les personnes avec un handicap de naissance.⁴
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L’offre ainsi que l’accessibilité des services en loisir pour les personnes vivant avec un handicap sont loin d’obtenir la même diversité et la même qualité en comparaison avec le reste de la population.⁵

Défis sociaux et démographiques
De manière générale, notre environnement et nos infrastructures sont conçus pour les personnes sans handicap, ce qui multiplie les enjeux que peuvent vivre les personnes handicapées. Escaliers, comptoirs hauts, portes manuelles, bancs fixés au plancher, luminosité ou environnement sonore trop intense, manque de transport adapté, etc. ne sont que quelques exemples du quotidien qui peuvent être des obstacles majeurs pour les personnes handicapées.
À cela s’ajoutent préjugés, stéréotypes et discriminations qui limitent la participation des personnes handicapées aux activités de loisir. De plus, avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes vivant avec un handicap est appelé à augmenter dans les prochaines années. Face à ce changement démographique, il est d’autant plus important de transformer nos milieux pour faciliter leur accessibilité.
Les paroles inappropriées
« Je vais le faire à ta place »
Tenir pour acquis qu’une personne ne peut pas se débrouiller seule est infantilisant, il est préférable de proposer son aide.
« C'est un handicapé »
Utiliser le terme « un handicapé » est réducteur, comme si son handicap résumait l’identité d’une personne. Il est préférable de dire une personne handicapée ou une personne avec un handicap.
« Tu n’as pas l’air handicapé »
Cela minimise le vécu de la personne, et véhicule l’idée qu’un handicap n’est réel que s’il est visible.
« Tu pourrais faire un effort »
Ce n’est pas à la personne de surmonter son handicap, il faut lui proposer un aménagement qui convienne à ses besoins.
Déconstruire des comportements et des préjugés
Toucher le fauteuil d’une personne handicapée sans lui demander
C’est un peu comme toucher les cheveux d’une personne afrodescendante ou le ventre d’une personne enceinte sans son consentement, c’est une intrusion à éviter.
Ne pas prendre en compte les handicaps invisibles
Les handicaps sont multiples et ne sont pas toujours visibles. Par exemple, la surdité, la dysphasie (trouble neurodéveloppemental du langage), les douleurs chroniques, etc. sont des handicaps invisibles.
Penser que les personnes handicapées n’ont pas d’enfants ou que si elles en ont, elles ne peuvent pas s’en occuper
Il s’agit d’un préjugé. Les personnes handicapées, comme l’ensemble de la population, peuvent ou non avoir des enfants, être en couple, avoir une vie familiale, etc.
Penser que les personnes handicapées ne peuvent pas travailler ou faire d’activité physique.
Plusieurs personnes handicapées peuvent travailler ou faire des activités physiques. Ce sont les obstacles physiques, souvent liés à l’aménagement des lieux ou le manque d’équipement adapté qui freinent leur participation en loisir ou sur le marché du travail.
Situations
Agir contre le capacitisme dans ses pratiques au quotidien :
Adapter sa communication
Repenser sa gestion des ressources humaines
Améliorer sa programmation
Analyser sa gouvernance
Aménager ses équipements et insfrastructures
Découvrir les ressources
Merci à Kéroul et à l’AQLPH pour leur collaboration au projet.

